DANS LES DUNES DE BERCK LE 2 JUIN 2019

 Originale la randonnée proposée par Philéas ce dimanche, sous un soleil exceptionnel. Le prix n’est pas rédhibitoire (34 €). Le voyage en train est certes long, mais je l’ai trouvé vite passé (car en bonne compagnie, en compartiment) et à l’arrivée je suis tout surpris d’être déjà dans le Pas-de-Calais, les Hauts-de-France, le pays des Ch’tis !

Après un long chemin monotone sous le cagnard d’où on entend la mer sans la voir - elle se fait attendre ! les dunes enfin, un sable d’une grande finesse piqué de touffes d’herbes et d’arbustes. Et là, surprise : il y a  des hommes entièrement nus, de part en part, à peine dissimulés par la verdure..

Nous arrivons enfin à la plage d’une immensité impressionnante tant en longueur qu’en largeur (la mer est loin du bord à cette heure). C’est bien une plage naturiste : tous âges et sexes, solitaires, en couples ou en groupes d’amis. Il y a tant d’espace que les gens peuvent se poser loin les uns des autres. Les randosiens se mettent au diapason (sauf Philéas et moi). Baignade dans l’eau très fraîche, pique-nique, re-baignade.

Notre animateur nous propose de reprendre la randonnée jusqu’à Berck-sur-mer en longeant la plage. Trois du groupe préfèrent y rester à se dorer la pilule.

Nous passons devant un chaos de blockhaus démantibulés et recouverts de graffitis, curieux spectacle, une sorte de « land art » improvisé, involontaire. 

C’est la limite de la plage naturiste. 

Une grande bâtisse un peu baroque apparaît face à la mer, c’est un établissement de soins (maladies osseuses et neurologiques, l’Institut Calot ); nous verrons d’ailleurs de nombreuses personnes en fauteuils roulants dans la ville.

Je m’attendais à voir des chars à voile, on les trouve sagement garés devant Berck, il ne fait pas assez de vent et il y a sans doute trop de monde sur la plage pour les utiliser.

Oui beaucoup de monde sur le front de mer. Unb camarade me dit : « C’est grâce au beau temps, cela ne doit pas arriver souvent aux gens d’ici.. », sous entendu : le climat doit être tellement épouvantable à longueur d’année.. ces pauvres autochtones  ne peuvent que rester enfermés dans leurs maisons..  Je trouve qu’il exagère un peu.. !

Photos devant l’hôpital maritime (dépendant de l’AP-HP), beau bâtiment de briques sombres.

Le centre piétonnier est pimpant, les trottoirs d’une propreté remarquable. Philéas veut nous emmener dans un bar gay, mais on ne trouve pas la rue et il se fait tard. On se rabat sur le Casino surprenant, ancienne gare routière redessinée. Au bar, ambiance chic et feutrée qui sied bien à Rando’s, mais pour entrer dans les salles de jeu, il faut montrer patte blanche (une pièce d’identité), et certains de raconter d’anciens souvenirs de jeu à Las Vegas ou ailleurs..

Dans les sorties à Rando’s, en petits effectifs, les contacts sont plus faciles, plus chaleureux, même quand on ne se connaît pas, ce qui était le cas ici pour tous je crois.  Présentations, discussions, téléphones échangés à la fin.. Dans les groupes nombreux les gens plutôt solitaires de nature le restent en général..

Alors merci pour ce moment aux quelques les copains de Rando's présents, sans bien sûr oublier Philéas qui nous rappelle son prochain dimanche à la mer le 21 juillet, à Deauville cette fois, les planches, chabadabada.. tout ça, mais là-bas pas question de tomber le maillot !

;o)livier