RANDONNéE EN SEINE SAINT DENIS

 

 


Ils l’ont fait! Benoît et Philippe, ce que personne n’avais jamais osé jusque là à Rando’s : une randonnée au cœur du 9-3!


Certes les participants présents (une quinzaine de courageux) furent rassurés dès le début: outre les recommandations d’usage, pas de bijoux de valeur, smartphones et appareils photos en vue, les animateurs eurent la bonne idée de distribuer gracieusement à chacun un petit gilet pare-balles très seyant ma foi. Délicate attention fort appréciée des randonneurs surtout lors de la traversée de la vaste et fameuse Cité des 4000 de La Courneuve.


Tout se déroula sans encombres et le parc de La Courneuve fut une bien bonne surprise : c’est un immense espace vert très vallonné, parsemé d’étangs pleins d’oiseaux, avec des zones boisées où l’on se croit en forêt de St Germain.. Les bruits de la ville et des routes sont quasiment absents, quelques rares avions (mais c’est le Bourget, pas Roissy !). Les aménagements sont très soignés et l’entretien impeccable il faut le dire.


En guise de tondeuses à gazon écolos : de petits troupeaux de moutons bien tranquilles; quelle idée géniale, quel point de rencontre magnifique entre la ville et la campagne!


Très peu de visiteurs vu le temps froid (il paraît qu’en été c’est bien différent) hors mis de nombreux «runners» comme on dit maintenant, on a vu une femme courir en foulard et Djellaba, tenue pas des plus pratiques en la circonstance.


St Denis enfin, on est déçu par la transition brutale (ou l’absence de transition justement) entre un ensemble de logements sociaux et commerces moderne et la Basilique. De dehors le monument semble plutôt modeste en regard d’autres cathédrales, mais à l’intérieur c’est l’éblouissement..


La vision de tous ces gisants de marbre d’une extraordinaire finesse, cote à cote est fascinante; on déambule en pleine histoire de France, avec ces noms qui nous parlent, qui font partie de notre vécu (Dagobert premier roi à occuper la nécropole, Berthe au grand pied, Isabeau de Bavière, Bertrand Du Guesclin, Pépin le Bref..etc etc.), d’autres pas, sauf aux férus d’histoire. En l’absence de guide, les animateurs nous avaient distribué un petit document.


Retour par le canal St Denis déjà largement aménagé de passerelles, petits immeubles modernes au bord de l’eau, très au calme. D’ici quelques temps les dernières friches auront sans doute disparu, grâce aux JO entre autres.


Et justement une dernière émotion esthétique nous attendait là : des graffeurs à l’œuvre le long d’un vieux mur promis à la démolition et pas du gribouillage tendance vandalisme, du street art haut de gamme, de vrais artistes. J’ai trouvé ça magnifique.


Mais assez de superlatifs, alors qu’est-ce qu’on dit?  Merci Benoît & Philippe !


(A mon avis ces deux-là ils lorgnent sérieusement vers la prochaine Godasse d’Or...)


;O)livier